ANALYSE DU MDCO SUITE A L’ANNONCE DU CHEF DE L’ETAT SUR LA DESIGNATION D’UN INFORMATEUR.

L’annonce, par le Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la désignation d’un informateur a donné lieu à de vives réactions du côté de la classe politique congolaise.

En effet, nombre de commentaires allant dans un sens comme dans l’autre ont été enregistrées, notamment ceux qui arguent que la nomination d’un informateur n’intervient que dans deux hypothèses : absence de gouvernement en place, ou quand celui-ci tombe.

Le MDCO, ayant de l’aversion pour la désinformation, apporte des éclaircissements sur la question.

En effet, aucune disposition du texte constitutionnel n’affirme que la nomination d’un informateur ne peut uniquement intervenir qu’en cas d’absence de gouvernement en place ou lorsque celui-ci tombe. Cependant, dans l'esprit du constituant, c'est absolument la majorité parlementaire qui fournit le Premier Ministre au Président de la République. C’est ce qui se dégage de l’article 78 alinéa 1e de la Constitution qui dispose : « Le Président de la République nomme le premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci (…) ». Dans l’hypothèse où la configuration du Parlement ne permet pas de discerner une majorité le Président de la République confie une mission d'information à une personnalité en vue d'identifier une coalition (article 78 alinéa 2).

Les restitutions des consultations nationales faites par le Président de la République révèlent, qu’à l’heure actuelle, les rangs ont bougé : l'existence d'une coalition majoritaire est remise en cause. Il s’avère donc indispensable de déterminer une coalition majoritaire effective car, dans l'esprit du constituant, il doit y avoir corrélation entre le Premier Ministre et soit la majorité parlementaire soit la coalition parlementaire, selon le cas.

Pour le cas du gouvernement que dirige le Premier Ministre Sylvestre Ilunkamba, l’on a assisté à une coalition majoritaire de fait incarnée par le FCC. Le Président de la République avait alors jugé superfétatoire de désigner un informateur.

Mais aujourd’hui, plus que jamais, cette coalition majoritaire est à démontrer.

Dès lors, c’est à bon droit que le Président de la République va procéder à la nomination d’un informateur.

La cellule de communication du MDCO.

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